Projet d'appui au développement local : au chevet des populations rurales (monde_rural) - Soumis par le_roi_ponpon le 20/03/04 à 17:42

Améliorer les conditions de vie et réduire la pauvreté des populations rurales, tel est, en substance, l'objectif du Projet d'appui à la décentralisation et au développement local (Addel).

D'un montant de quatre milliards de francs sur trois ans, le projet entend, pour matérialiser son dessein, améliorer l'accès des populations aux services de base, développer un environnement économique favorable aux activités rurales grâce à des investissements, assurer la maîtrise des populations dans la mise en oeuvre de leur projet, aider au renforcement de la démocratie locale... Mais, il faut en évaluer l'excution.

Six mois après le démarrage du projet Addel, le comité de pilotage a cru devoir faire un état des lieux en tenant une réunion d'évaluation hier à Dakar sous la présidence de Alé Lô, président de l'Association nationale des conseillers ruraux (Ancr). Une rencontre à laquelle ont pris part des représentants des ministères de l'Urbanisme et de l'aménagement du territoire, des Finances, du Plan, de quelques élus et des maîtres d'oeuvre du projet Addel. Ce fut l'occasion pour les membres du comité de pilotage de mettre au jour les difficultés qui empêchent le bon déroulement du chronogramme et de soulever quelques inquiétudes.

Ainsi, selon M. Mody Attman Diop, du comité de pilotage, le projet s'est heurté à la lenteur des procédures, notamment dans la signature des conventions de partenariat avec les collectivités locales nonobstant le travail d'animation et d'information effectué au préalable à l'intention des élus. Ce qui, naturellement, a retardé la mise en place des Programmes locaux de développement (Pld) dont certains séminaristes ont déploré la non implication des Agences régionales de développement (Ard) dans leur mise en place. "Néanmoins trente quatre conventions de partenariat ont pu être signées dans les régions de Kolda et de Tambacounda", à en croire M. Diop.

Par ailleurs, le taux de participation des collectivités locales (15 %) est jugé trop élevé par les élus locaux. Mamadou Bayo, vice-président du Conseil régional de Kolda a d'ailleurs plaidé pour une réduction sensible de cette contrepartie. Sa position il la justifie par la pauvreté des régions de Kolda et de Tambacounda, premières cibles du projet. M. Bayo invitera, en outre, les autorités compétentes à revoir les conditions d'éligibilité liées au recouvrement des taxes rurales et à développer les infrastructures pour sortir ces régions de l'enclavement. Enfin, M. Bayo préconise une augmentation de l'enveloppe destinée au développement des conseils régionaux. Le montant de cette dotation est actuellement de vingt millions. Pour sa part, M. Oumar Guèye du ministère des Finances a plaidé pour meilleure implication des services locaux du Trésor dans les concertations. A l'issu de la rencontre les séminaristes, par la voix de M. Alé Lô, ont fait un certain nombre de recommandations notamment concernant l'allégement des procédures, le renforcement des capacités des élus des régions de Kolda et de Tambacounda. "Il a été également retenu la mise en place officielle des groupements d'intérêt communautaire, l'articulation des actions de l'Ard, le réexamen de la contrepartie et la nécessité de tenir des réunion pour le comité technique entre celles du comité de pilotage", précise M. Lô.

Le président de l'Ancr a, en outre, annoncé que les réalisations du projet Addel devront être effectives au mois de juin.

Wal Fadjri (Dakar)
ACTUALITÉS
19 Mars 2004
Publié sur le web le 19 Mars 2004

By Amadou Diouf

Source: http://fr.allafrica.com/stories/200403190370.html


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