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ze king

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Les documents de stratégie de réduction de la pauvreté insistent sur le processus participatif. Pour l'heure la participation n'est pas encore aussi efficace qu'elle devrait l'être. Les pays africains ont commencé à réfléchir à une meilleure articulation entre le secteur privé, la société civile et la prise en compte de la dimension genre dans les DSRP.
" Les DSRP sont devenus les bouées de sauvetage pour les pays africains de plus en plus pauvres ". Cette conviction de Mme Bintou Sanogoh, directrice de l'Eat est aussi celle de nombreux décideurs africains et bailleurs de fonds. Ce rôle primordial assigné aux DSRP nécessite la recherche d'un meilleur cadre conceptuel pour une réduction efficace de la pauvreté.
Le principe d'élaboration des documents de stratégie de réduction de la pauvreté a été adopté en septembre 1999 à Libreville, lors de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ce principe a été réitéré une année plus tard à New York par la formulation des Objectifs de développement du millénaire (ODM) et l'engagement pris par les chefs d'Etat de réduire la pauvreté d'ici l'an 2015.
Les DSRP restent un cadre de référence privilégié pour promouvoir le développement, au regard des principes qui doivent les caractériser : l'appropriation, la participation, le renforcement des capacités nationales et l'amélioration qualitative du niveau de vie des populations.
Pour M. Amadou Diong, consultant, le caractère ouvert et participatif dans le processus d'élaboration et de mise en ouvre des DSRP, est souvent considéré comme son trait distinctif. Les DSRP interpellent en effet l'ensemble des secteurs économiques, sociaux. Il s'agit d'associer dans l'élaboration les parlementaires, la société civile, les syndicats et les organisations communautaires. C'est la raison pour laquelle la Bad a organisé un séminaire qui a réuni plusieurs pays africains sur l'approche participative dans l'élaboration des Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) qui s'est tenu du 26 au 29 septembre 2004 à Dakar.
Cependant, cette approche participative comporte des limites. De l'avis du consultant M. Diong, " la société civile émergente et balbutiante n'est pas encore capable de remplir les rôles qui lui reviennent dans le cadre du DSRP du fait du manque d'information et d'expertise ". Il s'y ajoute selon M. Diong, que seules les composantes de la société bénéficiant de cadres institutionnels et logistiques adéquats, marquent leur empreinte de manière significative dans la mise en ouvre du processus. Par ailleurs, les objectifs à atteindre par rapport aux capacités réelles des pays, ainsi qu'aux contraintes sont généralement surestimés. Sur un autre registre, M. Diong révèle que l'incidence des " chocs " externes auxquels sont soumis les pays les moins avancés (PMA) en matière de croissance, est souvent sous-estimée, particulièrement dans le nouveau contexte de l'économie planétaire. En outre, selon une étude de l'unité du développement durable et de réduction de la pauvreté (PSDU), dans plusieurs pays la tendance qui se dégage, est le rôle prépondérant du gouvernement dans la préparation du Dsrp d'une part, et d'autre part l'implication tardive de la société civile et son manque d'expertise technique. Néanmoins, le Sénégal se démarque par une implication plus ou moins grande de la société civile, et dans une moindre mesure, des parlementaires et du secteur privé. Il ressort, d'une manière générale une forte appropriation technocratique des DSRP, car le processus est mené globalement dans chaque pays par une équipe gouvernementale de haut rang, qui en assume la responsabilité totale. Cette situation, de l'avis du consultant, fait que le degré d'appropriation des DSRP paraît se limiter à un groupe issu généralement des ministères du plan, de l'Economie et des Finances, n'impliquant presque pas le reste de la nation ( les organisations de la Société civile, le parlement, le secteur privé.).
Au finish, les DSRP ne sont pas toujours basés sur la participation réelle ou l'appropriation des pauvres. Dans beaucoup d'exemples, on a assisté à un semblant de participation basé sur le besoin de légitimer des orientations stratégiques déjà arrêtées, fustige M. Diong. A ces contraintes, les séminaristes ont ajouté l'incidence des politiques macroéconomiques sur la pauvreté. Il a été proposé, des politiques macro-économiques susceptibles de contribuer à la réduction de la pauvreté.
La réponse à la crise (encadré)
La crise économique des années 70 a permis de révéler la fragilité des économies des pays du Sud. En réponse à cette situation, des programmes d'ajustement structurel ( Pas) ont été adoptés ; avec comme principal objectif la restauration de la solvabilité des pays en crise. Cependant, les PAS qui ont été menés sous la houlette des institutions financières internationales, ont très souvent occulté les réalités socio-économiques et culturelles des pays concernés. Pour pallier ces insuffisances relevées, le volet social a été renforcé et mis en exergue par la formulation de la publication de l'indice de développement humain. C'est sur cette lancée que les Nations-Unies, ont organisé plusieurs réunions internationales sur les questions sociales dont la plus importante, est celle de Copenhague en 1995. Dans le but de favoriser une meilleure prise en compte de la dimension sociale dans la formulation des stratégies de développement, les institutions multilatérales de financement ont lancé, en 1996 l'Initiative Pays pauvres très endettés ( PPTE). Et c'est en 1996, que ces mêmes institutions ont encore lancé le concept de document de stratégie de réduction de la pauvreté.
Le Journal de l'Economie (Dakar) ACTUALITÉS 26 Janvier 2004 Publié sur le web le 7 Février 2004
By Sady Ndiaye Dakar [Modified 02/09/04 05:25:23 by admin]
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