gregoire
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Les conflits entre éleveurs et agriculteurs sont courants dans notre pays pendant les saisons hivernales. Le cinéaste Claude Bado à travers un film qui sera réalisé bientôt se penchera sur cette épineuse question avec l'appui des techniciens en la matière.
"Conflits d'intérêts" le titre provisoire de ce film documentaire se penchera sur l'épineuse question conflictuelle entre agriculteurs et éleveurs. "A chaque période d'hivernage, les bagarres ne manquent pas avec souvent des massacres surtout dans l'Ouest du Burkina", dira le réalisateur Claude Babou Bado. Ecrit et préparé depuis trois ans, la réalisation de ce film verra peut-être d'ici là le "bout du tunnel". Le Programme national de gestion des terroirs (PNGT) devait s'occuper du volet financement de ce film estimé à 47 millions de francs CFA et les choses semblent à présent bouger tant de leur côté que du côté du ministère de l'Agriculture et des Ressources halieutiques qui avait du reste accepté le principe du film. Des enquêtes menées pour asseoir le scénario, il est ressorti que le sujet cadre bien avec l'actualité et soulève des questions et enjeux majeurs dans le problème de la gestion des terres dans notre pays. Des questions pertinentes qui appellent à une vulgarisation du droit foncier et l'implication des chefs de terre dans cette gestion. La mise en marche de la politique de décentralisation est une opportunité dans la résolution de ces problèmes. Le tournage du film est prévu pour la période des hivernages, notamment au mois d'août. Il aura une durée de 26 minutes sur support numérique.
En tant que cinéaste, comment Claude Bado voit-il l'état du cinéma dans notre pays notamment avec la gestion de la SONACIB à des cinéastes ? "Il faut reconnaître que le délégué général de l'ARPA (Association des réalisateurs et producteurs africains) se bat assez bien pour prouver que l'exploitation de la distribution du cinéma peut marcher dans notre pays. Le projet SONACIB appartient à tous les cinéastes qui sont les bienvenus pour aider le délégué général à dynamiser la distribution filmique dans notre pays. L'état du cinéma burkinabè est moribond et il va falloir se retrouver entre cinéastes pour en parler", nous répondra en substance le réalisateur.
Sidwaya (Ouagadougou) ACTUALITÉS 11 Mai 2004 Publié sur le web le 11 Mai 2004
By Fernando Guetabamba
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